D’étranges marques sur les murs de La Prison des Évêques…

Vous êtes-vous déjà rendus à La Prison dite des Évêques de Saint-Jean-Pied-de-Port ? Si oui, avez-vous ressenti l’ambiance qui se dégage du lieu ? Et même mieux, avez-vous perçu les mystérieuses marques que l’on retrouve sur leurs murs ? Non ? Alors suivez-nous.

Direction Saint-Jean-Pied-de-Port ! Et plus précisément la vieille ville au 41 rue de la Citadelle. Nous voici devant la porte de cette bâtisse mystérieuse à l’histoire singulière et exceptionnelle. La poignée grince, la porte couine. En entrant, un voile d’ombre nous submerge.

Que s’est-il passé ici ? Qui ont été ses pensionnaires ? Qu’avaient-ils fait ? L’entrée s’ouvre sur un corps de garde immédiatement suivi de cellules disciplinaires. Un escalier exigu permet d’accéder à une vaste salle voûtée médiévale. Ouvrez l’œil. Ces pierres semblent étranges vous ne trouvez pas ?

Des lettres, des flèches, des symboles qui ressemblent à des arcs, des carrés, des croix, des triangles…Tous différents, tous gravés sur des pierres de l’édifice. Bizarre, me direz-vous… Qu’est ce que cela pourrait bien vouloir dire  ? Des traces de détresse laissées par d’anciens prisonniers, des signes mystiques gravés par quelques francs-maçons? Un code permettant de trouver un trésor enfoui dans les murs de la prison ? Un langage codé inventé entre les détenus pour communiquer entre eux ?

Après avoir mené l’enquête, il s’agirait de tout autre chose : des marques lapidaires dites de tâcherons. Elles auraient été laissées là par les tailleurs de pierre qui ont construit le bâtiment. Pour quelles raisons et pourquoi sont-elles toutes si différentes ?

Les anciens qui y travaillaient pourraient vous l’expliquer, il s’agissait de signatures représentant l’identité de l’artisan qui a taillé la pierre sur laquelle elle est apposée. Leur objectif était purement comptable : dénombrer les pierres produites par chacun des ouvriers et se faire payer en fonction de la masse de travail accompli. Sur l’image ci-dessous, les chiffres indiqués près des symboles correspondent au nombre de marques relevées sur les pierres de la voûte.

Voici notre interprétation. En voyez-vous d’autres ? Prenez le temps de la réflexion, et rendez-vous, pour mener votre propre enquête, à la réouverture de La Prison dite des Évêques :  le 19 avril 2014  !

La Rhune : repaire préféré des petits et grands êtres magiques

Le Train de la Rhune est entouré d’êtres fabuleux et d’animaux fantastiques qui vivent, évoluent et se cachent dans sa montagne. Qui sont-ils et quelles histoires fascinantes ont-ils à nous raconter ? C’est ce que nous allons vous faire découvrir.

Le Basajaun
Le Basajaun ou seigneur sauvage, est une créature imaginaire corpulente et poilue tout droit sortie de la mythologie basque. Sa carrure ainsi que son côté mythologique inspire aux habitants du Pays basque à la fois une certaine crainte et un profond respect. La légende raconte que cette créature imposante et robuste aurait été la première à cultiver la terre. Les êtres humains obtinrent le droit de faire de même en remportant le pari lancé par le Basajaun. Suite à sa victoire, le vainqueur du pari aurait volé les graines du Basajaun et serait reparti chez lui pour apprendre à son peuple à cultiver la terre.

Le berger Bettiri
Le berger Bettiri serait à l’origine du grand feu qui aurait embrasé les forêts de la Rhune. L’histoire raconte qu’il aurait été amoureux transi d’une jeune fille qui refusa de le suivre dans la montagne à cause de sa pauvreté. Pour se faire aimer de sa belle, cet amoureux déçu décida d’offrir son âme au Diable en échange d’immenses richesses. Pour ce faire une seule solution, que le serpent à 7 gueules crache tout le brasier contenu dans son corps et embrase les forêts de la Rhune. Le brasier engendré par le serpent donna naissance à des rivières d’or et d’argent qui coulèrent sur les flancs de la Rhune. Le berger trop heureux de pouvoir disposer de ses richesses, se serait précipité pour les recueillir mais termina brûlé par les flammes.

Le serpent de Feu
Le serpent de Feu est l’un des symboles forts du Pays basque de l’époque. Sa légende est comme son nom  : flamboyante  ! On raconte qu’à l’époque un feu brûlait dans les entrailles d’un serpent doté de sept têtes qui dormait sous la Rhune. Un sommeil plutôt agité, car chacun de ses soubresauts soulevait la montagne entière. De ses 7 gueules grandes ouvertes s’échappaient 7 volcans. Le feu issu de ces volcans finit par tout détruire, ce qui purifia puis vivifia la terre basque. On dit que le Pays basque serait issu de ces torrents de feux mythiques.

Mari
Mari est l’un des génies féminins les plus importants de la mythologie basque. Elle posséderait à la fois le pouvoir du feu, de la foudre, de la pluie et de la sécheresse. Très belle, cette divinité est souvent représentée avec un fil et un fuseau en main, ce qui lui vaut l’appellation de maîtresse du fil de la vie.

Les Laminak
On dit que les Laminak seraient des génies bons et bienfaisants qui habiteraient près de crevasses ou cours d’eaux comme celui de Lamuzin qui descend de la Rhune à Sare. La légende raconte que si les paysans laissaient quelques aliments près des terres à cultiver, ces créatures venaient la nuit et s’occupaient des travaux des champs en guise de remerciement. Parmi leurs activités nocturnes préférées ils compteraient aussi la construction de ponts.

Les Jentilak
Sorte d’hybrides entre les Laminak et le Basajaun, les Jentilak auraient été des bergers païens et les héros d’une légende évoquant les enterrements des derniers païens dans des dolmens et cromlechs. Et les derniers à vouer un culte aux pierres.

Ametza (le Chêne Tauzin)
Arbre basque magique par excellence, le chêne accueillait des assemblées locales sous son ombre. Les cochons de l’Antiquité se nourrissaient de ses glands, ce qui participa à développer l’excellente réputation du goût et de la qualité des jambons de Bayonne. La légende raconte que cet arbre serait une des clés de l’accession à la connaissance : sous ses feuilles nous pourrions recueillir la sagesses des anciens.

Pour en savoir plus et tenter d’élaborer une stratégie imparable pour débusquer ces petits et grands êtres magiques, rendez-vous à partir du 15 février 2014, date de la réouverture du Train de la Rhune !