Biarritz, ville d’où même la baleine ne se résout pas à mettre les voiles.

Aux alentours du XIème siècle, un petit village de pêcheur nommé Bearriz (qui signifirait « endroit herbeux ») devient l’un des sites portuaires du golfe de Gascogne où la pratique de la pêche à la baleine s’est le plus développé. Aujourd’hui, la ville de Biarritz conserve encore des traces de cet héritage ô combien marquant. Retour sur 4 empreintes laissées par les cétacés dans ce village devenu station balnéaire.

1. Le blason de la ville de Biarritz
Les emblèmes de la ville de Biarritz sont fortement empreints de son identité de l’époque. Son blason se compose de trois encarts accordant, déjà, une grande place à la mer et surtout à la pêche à la baleine. Dans le premier encart à gauche, nous retrouvons des coquilles Saint-Jacques rappelant le chemin de Compostelle mais aussi les bords de plage. A leur droite se trouve une étoile représentant celle qui guide la route des marins en pleine mer. En bas, occupant toute la largeur, est représenté une scène de pêche à la baleine : trois marins rament pendant que deux autres se tiennent prêts à harponner le cétacé. Tous ces éléments sont soutenus par une ancre symbole de l’activité portuaire de Biarritz. La devise de la ville : « Aura sidus mare adjuvant me » signifie « j’ai pour moi les vents, les astres et la mer » résume parfaitement l’idée que l’on se fait en regardant ce blason.

2. Le sceau de la ville de Biarritz (Face n°1)
L’empreinte biarrote destinée à garantir l’authenticité d’un écrit, porte également des traces de la pêche à la baleine. Sur le sceau de la ville, retrouvé sur un traité conclu entre les villes de Biarritz et de Flandres en 1351, nous distinguons 5 pêcheurs dans une barque. Les 3 premiers rament et les 2 autres sont affairés à harponner une baleine.

3. Ancien clocher sur le plateau de l’Atalaye
Si Atalaye signifie promontoire en basque, ce n’est pas par hasard. A l’époque, Il s’agissait du meilleur point de vue de la ville pour les pêcheurs de baleine. Près du Musée de la Mer de Biarritz sur le promontoire du plateau de l’Atalaye, se trouve encore les vestiges de l’emplacement de l’ancienne cloche qui servait à prévenir les pêcheurs de la présence de baleines sur les côtes biarottes. Mais sa fonction ne se résumait pas qu’à cela. Il constituait un excellent poste d’observation de manière générale, et servait aussi à repérer les cas de périls en mer.  

4. Fontaine « les baleinières » sur les allées Beaurivage
Cette fontaine de 1990 conçue par Marcel Bousquet, dispose en son centre d’une sculpture sur laquelle plane encore l’ombre de la baleine. A première vue la stèle représente des hommes en prises avec des sirènes. Pas de traces de baleine donc. Sauf que l’Histoire de cette statue est étroitement liée à celle d’une légende biarrotte survenue après que des pêcheurs de baleine soient rentrés bredouilles. Intéressant… La légende raconte que ces marins biarrots rentrant de la pêche à la baleine découragés, « furent attirés par des sirènes magnifiques blotties dans la grotte naturelle de la roche percée dite roche ronde…C’étaient en fait des créatures du démon.Le capitaine obtint de Dieu que ces pêcheurs ne soient pas précipités dans les flammes éternelles. Ils conserveraient la vie mais seraient transformés en cormorans. Depuis cette époque, une colonie de ces oiseaux vit et vivra sur ce rocher maudit jusqu’à la fin des temps. » Elle est, ici, racontée via des sculptures figurant sur les différentes faces de l’oeuvre.

Pendant de nombreuses années la pêche à la baleine continua à faire la richesse de la ville. Aujourd’hui le passage de village de pêcheurs à station balnéaire doit beaucoup à Eugénie et Napoléon. Au XIXème siècle, leur arrivée changea le sort de la ville à tout jamais : de village de pêcheurs, la ville de Biarritz est progressivement devenue la station balnéaire des rois et des princes de l’époque.

Retrouvez plus de détails sur la pêches à la baleine et la ville de Biarritz en allant faire un tour du côté de la Cité de l’Océan, du Musée de la Mer Aquarium de Biarritz, du Musée Basque et de l’Histoire de Bayonne et de l’Ecomusée Basque.

Crédits photo : – Blason et sceau de la ville de Biarritz : www.biarritz.fr

- Ancien clocher du plateau de l’Atalaye : j.forasté (panoramio.com)

- Fontaine « les baleinières » : petit-patrimoine.com

 

Top 5 des mythes planant autour de la Raie Manta

La Raie Manta (manta signifiant couverture en espagnol) est la plus grande raie au monde. Ses longues ailes, sa silhouette peu commune, et l’impression qu’elle donne de voler sur l’eau, ont inspiré de nombreuses légendes. Retour sur les 5 mythes les plus invraisemblables qui planent autour de cet « oiseau des mers ».

1. La Raie Manta a longtemps été redoutée par les marins. Ces derniers craignaient qu’en sautant hors de l’eau, elle entraîne avec elle leurs bateaux de pêche par le fond.  Alors certes, la Raie Manta est connue pour bondir à 3 mètres de la surface de l’eau, mais si une collision se produit, cela n’a rien d’intentionnel, cet animal marin est réputé pour être pacifique.

2. En Polynésie, certains plongeurs racontent que les Raies Manta aiment se poser au sommet de leur crâne (ce qui est vrai !). Mais ils racontent aussi qu’elles replient leurs ailes autour d’eux pour les empêcher de remonter à la surface. A quoi bon, elles ne mangent que du plancton…

3. Les Raies Manta sont surnommées Diable des Mers en raison des deux cornes qui se trouvent sur l’avant de leurs têtes. Pourtant, ces cornes ne leur servent pas à propager le mal autour d’elles, mais seulement à diriger leur nourriture vers leurs bouches.

4. Une légende raconte que les Raies Manta, messagères de la mer, colportent les histoires des océans à travers le monde. Et que leur vitesse leur permet de parcourir les deux faces du monde en seule journée. Un peu exagéré, car la Raie Manta est loin d’être l’animal marin le plus rapide (il s’agit de l’espadon voilier avec une pointe à 110 km/heure) sa vitesse moyenne avoisinant les 1,2 km par heure.

5. Une croyance d’origine asiatique attribue de multiples bienfaits à la soupe de Raie Manta. Elle est réputée guérir de multiples maux, de la varicelle au cancer. Même si les soit-disant bienfaits de cette soupe n’ont jamais été prouvés par les médecins, elle connaît un véritable succès. Et la pêche de Raies Manta s’intensifie. Une raie ne donnant naissance qu’à une dizaine de petits au cours de sa vie, cette pratique met en péril la survie de l’espèce.

Pour en savoir plus sur cet animal oh combien majestueux, rendez-vous au Musée de la Mer Aquarium et à la Cité de l’Océan de Biarritz.

Crédits photo : Kay Gaensler, Flickr.

Election de « miss belle des jardins de mai »!

Lecteur, lecteur, dis-moi, qui est la plus belle au royaume des fleurs du printemps ? Pour répondre à cette question, les trois miss fleurnalistes, sélectionnées parmi celles nées au mois de mai, et fraîchement interviewés, pour certaines, à la Villa Arnaga de Cambo, se présentent devant vous. Elles joueront de leurs charmes et déploieront leurs plus beaux arguments pour essayer de vous convaincre de les élire miss belle des jardins de mai! Je vous laisse en leur compagnie, seuls juges, et je m’éclipse, sur la pointe des pétales !

Miss Coquelicot:
- Origine de mon nom : Mon nom vient de l’ancien français coquerico qui désignait le coq par son cri. Ce n’est pas très élégant n’est-ce pas ? Vous conviendrez que celui qui a vu cette ressemblance inexistante n’était pas très net. Chez moi, on me donne un petit surnom: pavot (mais en général quand mon père m’appelle comme ça, c’est qu’il est très en colère).

- J’évoque : L’amour ! Bien sûr ! Celui qui offre une de mes congénères veut dire : aimons-nous au plus tôt !

- Ma taille : Chez moi on mesure entre 30 et 120 cm.

- Mon physique et mes habitudes vestimentaires : Je suis très bien faite, contrairement à ces mochetés, autres concurrentes légèrement enveloppées. Je suis composée de quatre grands pétales rouges ornant mes petites étamines noires bleutées. En mon centre, je renferme un trésor: mon fruit ! J’aime bien porter des robes rouges légères (ma couleur préférée).

- Mes origines : Je suis originaire du Moyen Orient, amenée en Europe par le commerce des céréales.

- On me trouve : J’aime bien flâner, à tige, le long des chemins de vos vacances. Vous avez déjà peut-être pu m’apercevoir qui sait ?

- Mes habitudes alimentaires :  Je me nourris essentiellement de soleil, d’un peu d’eau et de sol calcaire. Mais pas trop ! Je tiens à ma ligne !

- Mon entretien : Je ne vais jamais chez le coiffeur, je me débrouille toute seule, comme une grande, pas question que l’on touche à mes pétales!

- Mes amis disent de moi: Que je suis incontrôlable et assez envahissante. (Et ceux-là se disent être mes amis !). Mais d’autres disent que je suis apaisante et très bonne cuisinière (notamment des petits pains et des confiseries). Je suis également très bonne soignante : experte en mal de gorge, une tisane ou une pastille à sucer et c’est terminé. Il paraît, aussi ,que je suis parfois soporifique quand je commence à raconter mes histoires à dormir debout ! Vous trouvez ? 

Ma plus grande phobie :  Je déteste le repiquage. J’en fais même des cauchemars les nuits de pleine lune.

Mon petit plus:  J’ai été la muse du peintre Claude Monet. Et oui !

 

Miss Lilas:
- Origine de mon nom: Mon nom vient du persan et signifie bleuté (qui rime avec beauté, je pense que c’est fait sciemment ! ).

- J’évoque: En Angleterre, on dit que je porte malheur, dès lors que je rentre dans une maison. (et pourquoi pas l’inverse, eux qui me porteraient malheur quand ils entrent dans mes champs!). Je pense plutôt que j’ai un pouvoir magique : celui de mettre fin à une relation dès lors qu’on m’offre (comme les perses le pensaient) et celui de faire que la fille à qui l’on m’offre reste célibataire toute l’année (comme les américains le pensent). Je suis le symbole de la beauté juvénile et des amours naissantes. (Pas comme ces vieilles peaux, ces autres concurrentes ! )

- Ma taille: Ma famille et moi mesurons entre 4 à 7 mètres (je suis donc bien plus grande que ces autres potiches, concurrentes!)

- Mon physique et mes habitudes vestimentaires: La belle plante, que je suis, se compose de 4 pétales (de couleur bleues, parmes, blancs et/ou roses) réunis en grappes retombantes. Mon feuillage est aussi éblouissant que mes pétales et décore même les endroits les plus minables, pauvres en ameublement. Je sens aussi très bon, et j’envoûte tous ceux qui passent près de mon lieu d’habitation grâce à mon merveilleux parfum frais, fleuri, fruité, et même légèrement musqué.

Mes origines : Je viens du sud-ouest de l’Europe et de l’ouest de l’Asie.

- On me trouve : Généralement dans les petits jardins de ville et les balcons pour les citadins. Les humains adorent ma compagnie !

- Mes habitudes alimentaires: Je bois beaucoup d’eau (environ 15 litres toutes les deux semaines) pour préserver mon éclat! J’ai également besoin de beaucoup de lumière.

- Mon entretien: J’aime beaucoup qu’on prenne soin de moi et ce, avec la plus grande des précautions, car je suis fragile. Mais, paradoxalement, je dors sans chaussettes la nuit, car je suis assez résistante au froid.

- Mes amis disent de moi : Que je suis légèrement envahissante (c’est parce qu’ils ne savent pas me recadrer). Que je suis solitaire et que je n’aime pas être dérangée (surtout par des êtres qui me sont inférieurs, qui semblent dangereux).

- Ma plus grande phobie: Les cochenilles ! Rien que d’en parler ça me démange !

- Mon petit plus : Serge Gainsbourg m’a chanté (ndlr: le poinçonneur des lilas). Et ce n’est qu’un des nombreux exemples que je peux vous donner (on m’a dit d’être courte) !

 

Miss Rose:
- Origine de mon nom : A quoi bon me présenter… on ne me présente plus ! C’est moi la star des jardins ! Si, il faut, vous êtes sûrs ? D’accord, c’est bien parce que c’est vous ! Bonjour, je suis miss Rose ! (Ça vous va comme ça ?)

- Mon nom évoque : Je suis l’emblème suprême de l’amour! Et l’amour le vrai! Pas cet amour de pacotille, léger, que vous proposent les autres novices, concurrentes respectables.

- Ma taille : Chez moi nous mesurons de 60 cm à 3 m.

- Mon physique et mes habitudes vestimentaires : J’ai cinq somptueuses pétales et de royales étamines bien visibles. Moi je suis rouge, mais mes congénères peuvent porter des robes aux innombrables couleurs, teintes, nuances, tailles et formes. D’ailleurs les couleurs portées par mes semblables transmettent toutes un message à ceux qui les regardent ou les offrent. Le rouge : c’est la passion. Le blanc: c’est la pureté des sentiments. Le jaune : c’est les sentiments amicaux ,ou la rupture et l’infidélité si on est en couple. Le orange : le désir et l’admiration. Le rose : l’affection, la douceur, et la fidélité. En entendant ça, vous vous dîtes surement: à quoi bon parler ? Ne vous fatiguez pas inutilement, nous le faisons à votre place !

- Mes origines: Il paraîtrait que je vienne de Chine et d’Inde.

-On me trouve : Partout ! Jardins, balcons…vases…séchées entre les pages d’un dictionnaire en souvenir…(partout je vous dis !).

- Mes habitudes alimentaires : De la terre, de l’eau, de l’engrais…

- Mon entretien : Très régulier. Je ne supporte pas d’être mal coiffée trop longtemps. Ça gâche ma beauté!

- Mes amis disent de moi : Que je suis la reine des fleurs tout simplement ! Egalement que je suis capricieuse et prétentieuse, mais si peu !

-Ma plus grande phobie : Les mauvaises herbes qui gâchent ma beauté ! A quoi bon passer des heures à se faire belle dans la mare, franchement !

- Mon petit plus : Je suis et je resterai la muse et la fleur préférée de nombreux artistes, divinités et communs des mortels. Un exemple, parmi tant d’autres (oserais-je dire): l’impératrice Joséphine de Beauharnais était tellement folle de moi, qu’elle envoya des botanistes parcourir le monde pour rassembler 600 espèces différentes de mes congénères dans sa roseraie (elle possédait la plus incroyable des collections).

 

Ndlr: Alors quelle est celle qui vous a le plus convaincus? Quelle est votre miss? A vos votes!

Ps: Retrouvez la plupart des miss présentées, en tiges et en pétales, dans les jardins de la Villa Arnaga à Cambo.

 

 

 

 

 

Le pays qui parlait à l’oreille des chevaux

Les traditionnelles foires annuelles aux chevaux et pottoks qui se tiennent chaque hiver au Pays Basque sont l’occasion de découvrir de nombreuses races, chevaux de trait, de selle, ânes et même lamas que des éleveurs viennent proposer à la vente, mais également de vivre l’ambiance de ces événements qui relèvent de la tradition populaire.

Hélette en Novembre et Espelette en Janvier sont les deux foires les plus anciennes et les plus courues. Si Espelette est bien connue pour sa foire et ses célèbres piments, Hélette plus confidentielle mérite également le détour. Son nom signifie « lieu de troupeaux » en basque. Elle se situe à environ 300 m d’altitude au pied du Mont Baïgura sur l’antique voie romaine qui mène les pélerins de Bayonne à Saint-Jean-Pied-de-Port pour rejoindre Saint-Jacques de Compostelle. L’église d’Hélette possède d’ailleurs une statue de Saint-Jacques et de belles stèles discoïdales ainsi que des croix navarraises qui ornent son cimetière. Pour la foire qui a lieu les 24 et 25 Novembre à l’occasion de la Sainte-Catherine, éleveurs, maquignons et animaux investissent le  village. Les transactions se font évidement en basque et on conclue les affaires en se tapant dans la main.

Une place à part est évidement réservée au pottok (prononcer pottiok), ce petit cheval rustique (moins de un mètre trente au Garrot) typique du Pays Basque dont l’origine remonte à plus d’un million d’années. On peut d’ailleurs trouver des représentations de petits chevaux très similaires dans les peintures rupestres des grottes préhistoriques d’Isturitz et d’Oxocelhaya.

A cause de croisements, ce petit cheval primitif à la robe noire ou brune a bien failli disparaître et fait l’objet d’une conservation. Aujourd’hui des pottoks vivent en semi-liberté dans les massifs de la Rhune, d’Artzamendi, du Baïgura et de l’Ursuya. Il n’est pas rare d’en croiser lors de promenades en forêt. Docile, le pottok de prairie à robe pie qui nait en élevage, intéresse particulièrement les cirques et les clubs équestres car il plait beaucoup aux enfants. Il est même devenu la mascotte du club de rugby l’Aviron Bayonnais.

Si vous êtes passionné par les chevaux et si vous souhaitez découvrir le Pays Basque autrement, il existe de nombreux centres équestres ainsi que des sentiers de randonnée aménagés.

Requins d’ici et d’ailleurs

Comme une envie ce matin de parler requins… Dans le cadre de l’exposition temporaire du même nom au Musée de la Mer Aquarium de Biarritz, présentation de quelques requins d’ici et d’ailleurs (sur fond de musique d’ambiance de type tadadada…).

Requin grisLe requin gris (carcharhinus plumbeus)
Son nom lui vient bien sûr de sa couleur. S’il navigue dans les eaux indo-pacifiques, il migre toutefois en fonction des saisons. On le retrouvera en Mer Rouge, dans l’Océan Indien, dans les Caraïbes notamment. Si sa taille est généralement inférieure à 2 mètres, il peut toutefois atteindre 3 mètres de long et 120 kg ! Certains requins gris vivent jusqu’à 30 ans. A ne pas confondre avec le requin gris de récif dont les nageoires pectorales, ventrales et caudale sont bordées de noir. Le requin gris vit en groupe le jour, et s’isole la nuit. Si ce requin côtier s’approche facilement de l’homme ou d’une embarcation dans les ports, il n’est pas forcément dangereux. Le requin gris est l’un des plus consommés au monde. Il est apprécié pour sa chair, ses ailerons, son huile mais aussi son cuir.

Requin zèbreLe requin zèbre ou léopard (stegostoma fasciatum)
Son allure originale et élégante ne font pas à prime abord penser à un requin. Au début de sa vie sa peau ressemble à s’y méprendre à celle d’un zèbre, avant de rappeler celle d’un léopard, d’où son appellation. La particularité du requin zèbre, c’est de passer une grande partie de son temps posé dans les fonds sableux des récifs coralliens, où il attend la nuit pour partir à la chasse ! Sa technique : aspirer avec force petits poissons, mollusques, crabes et crevettes. Ce beau squale habite dans des endroits abrités des courants de zones tropicales et tempérés chaudes, comme les côtes de l’océan indien, celles d’Afrique ou d’Australie.  Ce squale à la tête arrondie et aux yeux sur les côtés peut atteindre 3,5 mètres de long !

 

Requin marteau halicorneLe requin marteau halicorne (sphyrna lewini)
Il est l’une des 9 espèces de requins marteaux et le Musée de la Mer à Biarritz est le seul aquarium en France à présenter cette espèce, qui nage tranquillement dans le grand bassin. Comme tous les squales de sa famille, il est facilement reconnaissable grâce à sa tête aplatie en forme de marteau avec les yeux sur les côtés, une astuce qui permet au requin marteau de pourchasser plus facilement ses proies. Son champ de vision est ainsi exceptionnel, auquel s’ajoute d’excellentes facultés sensorielles, faisant de lui un redoutable chasseur. Ses mets préférés : thon, raies, crustacés, calmars et pieuvres, avalés dans toutes les mers tropicales et tempérées chaudes du monde. On dit qu’il lui arrive cependant de manger à l’occasion d’autres requins, y compris ceux de son espèce !

 

Requin pèlerinLe requin pèlerin (cetorhinus maxiumus)
Avec une taille pouvant atteindre 12 mètres de long, le requin pèlerin joue dans la cour des grands ! Il est en tout cas considéré comme le second plus grand poisson vivant actuellement sur terre, après le requin baleine. C’est sa gueule gigantesque et distendue qui le rend facilement reconnaissable. Lorsqu’il se nourrit, on croirait qu’il va aspirer tout l’océan ! Son corps massif lui impose de se déplacer lentement et sans agressivité, d’ailleurs son nom anglais « Basking shark » signifie « requin flâneur ». Un géant des mers inoffensif ? Quasiment… Il se nourrit principalement de plancton, d’algues et d’animaux microscopiques. Espèce menacé, il est même considéré comme vulnérable…

+ Histoires à suivre… au Musée de la Mer Aquarium de Biarritz.
+ A ne pas manquer du 27 octobre 2012 au 6 janvier 2013, « Requins d’ici et d’ailleurs », exposition au Musée de la Mer Aquarium de Biarritz.

Ciel du Pays Basque : de vautours, de gypaètes et autres milans royaux

Vautour fauve, gypaète barbu, percnoptère d’Egypte, milan royal… Nous sommes les rapaces survolant les massifs montagneux du Pays Basque. Venez nous observez au-dessus des Gorges de Kakuetta et sur le massif de la Rhune… Vous serez conquis !

Vautour_FauveMon nom est Saia, je suis un vautour fauve. Après m’avoir longtemps persécuté, je suis enfin tranquille, et surtout, protégé ! Observez les petites plumes duveteuses rases de mon cou, elles sont idéales pour dénicher un bon repas dans les entrailles de mes proies. Miam ! Vous l’avez deviné, je suis plutôt gourmand. Je passe d’ailleurs la majorité de la journée à voler et surtout à planer, en quête de cadavres de moutons ou de pottoks. On a rien sans rien ! Mes ailes sont immenses, c’est tout du moins l’effet qu’elles donnent, ma tête et ma queue paraissent toutes petites à côté. Cela dit, j’atteins tout de même jusqu’à 2,65m d’envergure. Qui dit mieux ?

Percnoptère d'Egypte : Crédit Photo Bruno Berthémy Observez-moi bien car vous ne me verrez pas toute l’année. Je ne survole le Pays basque  que de mars à début septembre. Après cela, direction l’Afrique et les pays chauds, à 3500 km de là ! Je suis le Percnoptère d’Egypte, le plus petit des vautours d’Europe. Si mon grand frère est gourmand, moi aussi je le suis, mais pas forcément de la même chose… Je me régale d’excréments d’animaux divers et variés de la montagne basque ! Et bien quoi ? Tous les goûts sont dans la nature… Au Pays basque, on aime à m’appeler Behibideko andere xuria (Dame Blanche du chemin des vaches), sans doute à cause de ma silhouette noire et blanche. Les Béarnais, eux, m’appellent quelquefois Marie Blanque, comme le col. Bon, pourquoi pas.

gypaete-barbu-credit-richard-bartz-munichJe suis beau et je le sais. Je suis rare aussi, et c’est pour toutes ces raisons que l’on me protège, qu’on me chouchoute. Admirez ma petite barbichette typique sous mon bec. N’est-elle pas… classe ? Ah, j’ai oublié de me présenter. Je suis le Gypaète barbu. Ben oui, barbu… vous comprenez maintenant ? Donc, je disais que j’étais beau, rare, ah et j’ai un surnom : le casseur d’os. Ah oui, ça fait froid dans le dos. Mais n’ayez crainte, je ne m’attaque qu’aux carcasses, et surtout celles abandonnées par mes collègues charognards. Mon truc, c’est de monter haut, très haut, et de laisser tomber les os sur des rochers, pour mieux les briser… et les ingurgiter ! Astucieux, non ?

Milan Royal - Photo : Christian AussaguelMa longue queue rousse échancrée et mon plumage roux taché de blanc fait de moi un oiseau plutôt séduisant, il faut l’avouer. Mais j’avoue aussi que j’ai tendance à effrayer ! J’entends qu’on dit de moi que je suis un pirate de l’air… c’est vrai que je me nourris de manière assez opportuniste ! Je la joue un peu perso quand j’ai faim, et si j’y parviens, je n’hésite pas à piquer leurs proies aux plus petits que moi ! Mais bon, de là à dire que je suis sans foi ni loi… Je parle, je parle, mais savez-vous au moins qui je suis ? Et oui, vous avez vu juste, je suis le milan royal. Enchanté de faire votre connaissance.

+ Venez observer ces superbes rapaces dans les plus belles zones sauvages du Pays Basque : dans les Gorges de Kakuetta, et sur le massif de la Rhune.
+ Jusqu’au 31 octobre 2012, la Rhune vous invite à découvrir les secrets de la migration.

 

Le pottok, petit cheval basque

Petit, mais mignon ! C’est comme cela qu’on a envie de définir le pottok, ce petit cheval semi-sauvage que l’on croise partout dans les montagnes du Pays Basque. Mais qui est-il vraiment ? Faisons connaissance…

Petit cheval ressemblant à un pottok aux grottes d'Istuitz et OxocelhayaLe pottok (s’écrit aussi pottock) a une origine très ancienne. Il possèderait des similitudes morphologiques avec les chevaux peints sur les parois de grottes retrouvées au Pays Basque  (grottes d’Ekain mais aussi d’Isturitz et Oxocelhaya). Tandis que certains chercheurs lui attribuent des origines dans le Sud-Ouest de l’Europe datant de plus d’un million d’années, d’autres lui garantissent des liens de parenté évidents avec le cheval mongol de Przewalski. Mystère…

Avec sa robe noire, bai ou alezane, le pottok vit le plus souvent en montagne à l’état sauvage, en semi-liberté. Vous le croiserez facilement lors de vos balades et randonnées dans les provinces du Labourd, sur les pentes de la Rhune par exemple.

Pottoks au Pays BasqueAvec son petit gabarit, il est plutôt attachant. En montagne, il ne dépasserait pas les 1,32 mètres, ce qui en fait plus un poney qu’un cheval, bien que pottok veuille dire « petit cheval » en basque. Doté d’une grande rusticité et d’une endurance à toute épreuve, il monte et descend les montagnes basques tout au long de l’année en s’adaptant parfaitement à son environnement.

Mais le pottok n’a pas toujours été en liberté dans les montagnes. Son gabarit a incité autrefois les paysans à l’utiliser pour les aider dans leurs travaux d’agriculture, avant d’être envoyés dans les mines de charbon au 19ème siècle et même dans les cirques ! Heureusement aujourd’hui les pottoks ont retrouvé une fonction plus saine : entretenir naturellement la montagne en jetant, quand le temps le permet, un coup d’œil sur la mer…

+ Pour croiser des pottoks, vous pouvez vous rendre sur la montagne de la Rhune, ou faire une randonnée du côté des monts Ursuya, Baigura, Artzamendi, Mondarrain… et dans bien d’autres coins !

 

Fête de la Corniche 2012

Voilà déjà 7 ans que la Corniche basque et le Château Abbadia accueillent le public pour la Fête de la Corniche. Dimanche 23 septembre sera placé sous le signe de la nature, de l’art, de l’environnement, des jeux et des rencontres. La route du littoral le long de la Corniche étant fermé pour l’occasion, les promeneurs sont invités à profiter de la nature à l’état pur, loin des pots d’échappement ! Musique, danse, balades en calèche ou en poneys, VTT, petit train, pique-nique géant… La corniche laisse place à la fête !

Fête de la CornicheProgramme de la Fête de la Corniche 2012 :
Les animations sont réparties en fonction de sites et points d’accueil tout au long de la Corniche et du Domaine Abbadia. Toutes les animations sont ouvertes à tout type de public, petits et grands.
Venez nombreux !

 

Du côté de la Maison de la Lande Larretxea (mais d’accueil du Domaine Abbadia) – Point N°1 :
- Exposition « Le Flysh de la côte basque » de 10h à 18h
- Projection d’un reportage France 3 « Grandeur nature : le Domaine Abbadia », de 10h à 18h.
- « Duo Baptiste Daleman » : chanson française, de 11h30 à 16h.

Du côté de Larrextaberri – Point n°2
- Atelier scientifique « Quand parlent les falaises… », à 11h30 et 16h.
- « Bons baisers de la Corniche » : atelier créatif en art postal, de 10h à 13h et de 14h à 18h

Du côté de la Ferme Nekatoenea – Point n°3
- EXposition de céramiques d’Eliane Monnin, de 10h à 13h et de 14h30 à 18h
- « Jeux d’antan » : animation avec des jeux en bois, de 10h à 18h
- Duo musique du monde » : chant malgache, à 11h, 15h30 et 17h

Du côté de Oihanttiki – Point n°4
- « Arbrassons », sculptures sonores de José Le Piez, de 10h à 18h.
- « Incertains-Concert » : musique-danse-sculpture sonore, par la Compagnie Syrtes, à 12h, 15h et 17h30

Du côté du Château Abbadia – Point n°5
- « Astronomo » : L’Astronome, sculpture de Blaise Guirao, de 10h à 18h.
- « Astronomie et Sciences » : expressions du public et restitution théâtralisée par la Compgnie « Les Cous Lisses », de 16h à 16h30
- « Calligraphie » : atelier ludo-créatif, de 10h à 18h
- « Euskal dantzak »:  danses basques par Mutxiko elkartea, pendant le pique-nique
- « Le zodiaque, pourquoi ? » : atelier scientifique, de 10h à 18h
- « Pourquoi les saisons ? » : atelier scientique, de 10h à 18h
- « Pourquoi la mer monte et descend ? » : atelier scientifique, de 10h à 18h
- « Y a t-il d’autres soleils dans l’univers ? » : atelier scientifique, de 10h à 18h
- « Les petites boites » : atelier scientifique pour les 3-6 ans, de 10h à 18h
- « La biodiversité dans tous ses états » : atelier scientifique à partir de 7 ans, de 10h à 18h
- « Jazz Flamenco Trio »: groupe musical de Ray Layzelle, à 11h, 14h30 et 16h45.

Du côté d’Asporotsttipi – Point n°6
- « Mais où sont les Txinbadiens ? » : atelier environnemental sur la géographie transfrontalière, de 10h à 13h et de 14h à 18h
- « Déchets aquatiques » : atelier environnemental par Surfrider Foundation, de 10h à 18h
- « Qualité de l’eau » : atelier environnemental par Surfrider Founndation, de 10h à 18h
- « Bouteilles, flacons, bidons : pas de discrimination » : cubes de déchets plastiques, animation par Bil Ta garbi, de 10h à 18h

Du côté des falaises d’Asporotsttipi – Point n°7
-   »Biodiversité marine : CopOeRa » : atelier ludo-environnemental : oeufs de raies, de 10h à 13h et de 14h à 18h
- « Transport maritime » : atelier environnemental par Surfrider Foundation, de 10h à 18h

Du côté d’Haizabia – Point n°8
- « Biodiversité marine microscopique et de l’estran » : atelier environnemental de 10h à 18h
- « Solo Gilles Belondrade » : à 11h, 14h30 et 17h
- « Ateliers cirque et maquillage », de 10h à 18h

Du côté des bois des pins – Point n° 9
- « Jeu de l’oie géant » : atelier ludo-environnemental de 10h à 13h et de 14h à 18h
- « Entre terre et mer, sauvegarde de la faune sauvage » : conseils et observation, de 10h à 18h

Du côté de Kauterekoborda – Point n°10
- « Artzain » : Le Berger, sculpture de Blaise Guirao, de 10h à 18h
- « Agriculture et élevage » : expressions du public et restitution théâtralisée par la Compagnie « Les Cous Lisses », de 14h30 à 15h
- « Txalaparta » : atelier musical, de 11h à 18h

Du côté du parking des viviers – Point n°11
- « La flore de la lande littorale » : visite guidée, de 10h à 18h
- « Biltzailea » : Le Pêcheur de poulpes, sculpture de Blaise Guirao, de 10h à 18h
- « Cueillette et biodiversité marine » : expressions du public et restitution théâtralisée par la Compagnie « Les Cous Lisses », de 11h à 11h30
- « Baleantzi » : le Chasseur de baleines, sculpture de Blaise Guirao, de 10h à 18h
- « Chasse à la baleine » : Exposition, de 10h à 18h
- « Peinture pour un géant » : performance du plasticien Bruno Aguerre et percussions de Nagy, de 12h30 à 13h puis par touches successives.

Du côté de la crique des viviers – Point n°12
- « Observatoire local de la biodiversité » : atelier ludo-environnemental sur les batraciens, de 10h à 13h et de 14h à 18h

Du côté des champs des viviers – Point n° 13 
- « Surflari » : Le Surfeur, sculpture de Blaise Guirao, de 10h à 18h
- « Patrimoine et vagues » :  expressions du public et restitution théâtralisée par la Compagnie « Les Cous Lisses », de 11h à 11h30
- « Artificialisation du littoral et Patrimoine et Vagues » : atelier environnemental par Surfrider Foundation, de 10h à 18h
- « Kortsario », le Corsaire, sculpture de Blaise Guirao, de 10h à 18h
- « Jetons moins, trions plus » : exposition et jeux environnementaux par Bil Ta Garbi, de 10h à 18h
- « Echo-gestes » : sensibilisation à l’environnement marin, de 10h à 13h et de 14h à 18h
- « Un papier, des formes » : animation par Izumi Boisseau, de 10h à 18h
- « Présentation du patrimoine fruitier ancien », de 10h à 18h
- « Otsailan » : chant choral par Otsailan, juste avant le pique-nique
- « PSID : pompiers solidaires » : Buvette, pendant le pique-nique
- « Poneys » : animation par les Etriers d’Aquitaine, de 10h à 13h et de 14h30 à 18h
- « Slow food » : dégustation de produits locaux, de 10h à 18h

Du côté du blockhaus – Point n°14
- « Vélodyssée », de 10h à 18h
- « Electric Experience », de 10h à 18h

Du côté de la route – Point n°15
- « A pas de géants » : rencontres contées.

Et enfin, en mer…
« Brokoa », animation navale par Itsas Begia. Horaires et durée selon l’état de la mer et les conditions météo.

Plan de la fete de la corniche

A noter également : samedi 22 septembre, intervention de Claude Labat sur la mythologie basque à 20h15 (Salle des Récollets à Ciboure) et diffusion de films à 20h30.

 

Les plantes qui soignent, d’après Hildegarde de Bingen

C’est un véritable art de soigner qu’avait développé Hildegarde de Bingen au 12ème siècle déjà. Son crédo : « Il faut soigner le malade, et non la maladie ». Comme dans la médecine chinoise et tibétaine, l’abbesse préconisait un remède adapté à chaque patient, suivant son caractère, mais aussi les humeurs qui le gouvernent : le chaud, le froid, le sec et l’humide. D’après l’abbesse, tous les êtres vivants de la nature sont ainsi composés, avec bien sûr une répartition différente des humeurs. Et plantes, arbres, minéraux, animaux, oiseaux, poissons contiennent les éléments subtils destinés à guérir chaque être vivant.

Hildegarde von bingenPour Hildegarde, la forme importe autant que le fond. Pour que les aliments soient bénéfiques, il faut qu’ils soient présentés de façon harmonieuse. Les odeurs et Grande visionnaire, poète et musicienne, l’abbesse Hildegarde de Bingen était également médecin et naturaliste.  On la considère aujourd’hui comme la première phytothérapeute moderne. Retour sur l’exposition « Les Plantes qui soignent », actuellement au Château d’Urtubie.
les couleurs concourent donc à rétablir ou à maintenir la santé. On notera que « si l’eau et le sang diminuent dans les yeux d’un être humain par la suite de l’âge avancé ou de quelques maladies, il doit aller se promener dans les des prés de gazon vert et considérer celui-ci longtemps jusqu’à ce que ses yeux s’humidifient comme s’ils versaient des larmes, parce que la verdure du gazon élimine ce qui est trouble dans les yeux et rend ceux-ci purs et clairs ».

Le Livre des Plantes, consacré aux plantes qui soignent, est le plus important de l’ouvrage Le Livre des Subtilités des Créatures Divines, d’Hildegarde de Bingen intitulé. Comme pour tous les autres éléments, et suivant la médecine galénique, l’abbesse définit le caractère de la plante : chaud ou froid, sec ou humide, avant de l’appliquer à la nature de chacun. Pour Hildegarde, les pantes de nature chaude et sèche conviennent bien aux malades, tandis que celles de nature froide sont à réserver aux bien-portants et aux personnes de nature chaude.

Rue, sauge, plantain, camomille, lavande, thym, mais aussi millefeuille, aigremoine, menthe pouliot ou potentille sont décrits dans l’exposition qui lui est consacrée au Château d’Urtubie. On y redécouvre des plantes plus ou moins oubliées comme l’épeautre, le chanvre ou la fève, à l’époque d’Hildegarde essentiellement prodiguées comme soins dans les monastères et les châteaux. Mais aussi des aromatiques et des épices qui faisaient partie de la pharmacopée comme la zédoaire, le galanga ou le giroflier, réservées à une minorité fortunée.

Les arbres et arbustes ne sont pas en reste. Saviez-vous par exemple que si la pomme est bonne à manger crue lorsqu’alimentée par une rosée puissante, il faut éviter d’abuser des poires, dont le suc, attiré vers le poumon, s’installe autour du foie comme un marteau de plomb… Résultat : migraine et rhume guettent ceux qui abuseraient de ce fruit dense, lourd et âpre.

Les Plantes qui soignent, d’après l’oeuvre d’Hildegarde de Bingen.
Une exposition à découvrir au Château d’Urtubie jusqu’au 31 décembre 2012.

 

 

Haute couture au Musée de la Mer de Biarritz : un défilé de poissons grand luxe

Mercredi 22 août, à 12h, le Musée de la Mer de Biarritz présentait sa collection été Aquarium Indo-Pacifique dans le célèbre bâtiment Art Déco de la Côte Basque. Sous des néons diffusant une ambiance teintée de nuances colorées, les poissons-mannequins défilaient devant les yeux éblouis des visiteurs. Retour sur cet événement médiatique qui a fait des bulles…

Poisson Ange RoyalL’Ange Royal ouvre la nage. La délicatesse du filé bleu de sa robe fait sensation dans les eaux claires de l’aquarium. Ecailles courtes aux nuances mi-or mi-argent, c’est la douceur qui émane de cet ange qui passe. Les origines royales de ce poisson exotique sont rappelées par la touche bleutée tirant vers les violets, comme un haut de forme lui faisant gagner en allure et en raffinement.

 

Anthias à tache carréeAvec sa tache rosée inattendue posée délicatement sur son dos nu, l’Anthias à tache carrée joue la contradiction séduisante des poissons tropicaux de petite taille. On tombe sous le charme de son côté fragile, accentué par la minutie du décor de la surface de sa robe : ici parsemée de pointillés multicolores, là relevée d’un minuscule (mais néanmoins esthétique) trait de crayon, signature de l’auteur.

 

Poisson Ange Empereur JuvénileAnge Empereur Juvénile… Faut-il se laisser influencer par son appellation ou imaginer soi-même le nom idéal pour ce petit être dentelé ? Le bleu noir profond de ce poisson des bas fonds se présente à nous sous ses plus beaux atours : un costume aux influences orientales, entre fresques, arabesques et moucharabiehs. Les spectateurs sont émerveillés.

 

Poisson scorpionLa star du défilé. Le poisson scorpion ou la féérie d’un être volant, conquit par sa grâce un public qui n’a de cesse d’en redemander . Paradant au plus près des baies vitrées, la griffe minutieuse de sa longue robe d’été semble lui donner des ailes pour atteindre le sommet de sa notoriété. Un brin d’extravagance, beaucoup d’élégance. Ce n’est peut être que maintenant que le show commence vraiment.

 

Idole des MauresL’idole des Maures est aussi celui des spectateurs. Fin, gracieux, délicat, son look très habillé séduit par son côté costume de soirée. Un poisson qui joue la carte de la séduction, dont la pudeur et la classe sont revendiquées par la finition de sa robe, perçante, presque nonchalante, juste association de couleurs naturellement raffinées. Une beauté… à tomber.

 

Pterapogon kauderniLes spectateurs se sont laissés conquérir par le look atypique de ce cardinal des récifs coralliens. Variations de formes et de couleurs étaient au rendez-vous, avec un costume sur mesure reflétant un charme sévère, mais puissant. La robe aux taches translucides a ébloui par son éclat teinté d’austérité. Même les autres poissons sont restés médusés.

 

Sans conteste, la nouvelle collection été du Musée de la Mer a bluffé. Opulente, sans précédent, chacun est reparti émerveillé.

Coco Chanel

Découvrez vous aussi les beautés de l’aquarium Indo-Pacifique au Musée de la Mer Aquarium de Biarritz… et racontez-nous comment vous avez trouvé leur défilé !