L’Hippocampe n’aime pas faire les choses comme tout le monde…

L’hippocampe est l’un des poissons les plus fascinants des océans tempérés et tropicaux du monde. Le corps de ce petit être étonnant forme un patchwork de nombreux animaux existants : il possède une tête et un cou semblable à ceux d’un cheval, un corps protégé par une « cuirasse » solide comme celle des insectes, une queue préhensile aussi agile que celle d’un singe, des yeux flexibles et orientables comme ceux du caméléon et une poche ventrale comme celle de la femelle kangourou. Ce petit être-qui semble avoir pris le meilleur de toutes les espèces existantes-n’aime pourtant pas faire les choses comme tout le monde. Retour sur 6 des particularités de l’animal qui le rendent si étrange.

1. « Les empreintes digitales » de l’hippocampe se situent sur sa tête
Des tubercules pointus se trouvent sur le sommet de son crâne et forment une petite couronne. Propre à chaque hippocampe, cette couronne permet de repérer et d’identifier facilement chaque animal.

2. Sa nage est verticale et l’épuise rapidement
L’hippocampe se sert de sa nageoire dorsale pour nager. Cette nage lente et verticale est une des faiblesses du petit animal,et il le sait ! Il ne l’utilise qu’en cas d’absence de support sur lequel s’accrocher pour progresser.

3. Il vit le plus souvent attaché par la queue à une algue ou une feuille
Ce petit être est souvent à la recherche d’un point d’ancrage : il utilise son « menton » comme point d’appui à la recherche d’un lieu où se fixer. Une fois qu’il l’a trouvé, sa queue-qui peut s’enrouler et se dérouler à volonté-lui sert à s’accrocher et se décrocher de tout ce qui peut ressembler à un support aquatique.

4. C’est le mâle qui porte les œufs
A la fin de l’acte de reproduction, le couple d’hippocampe remonte vers la surface ventre contre ventre. C’est ce moment que la femelle choisit pour transférer ses œufs dans la poche marsupiale du mâle. Elle peut en contenir jusqu’à 200 immédiatement fécondés. Leur père les soigne pendant 2 à 3 semaines, et lorsque les petits sont prêts à naître, il se contorsionne pour les expulser.

5. L’entraide prime
Pour s’aider à progresser dans cet océan sans pitié, les hippocampes s’organisent parfois en nœuds : ils se servent du corps de leur congénères comme appui, et entremêlent leurs têtes et leurs queues. Ce système leur permet d’arriver plus rapidement à destination.

6. Il enfile sa tenue de camouflage pour échapper aux prédateurs 
Comme le caméléon, il peut reproduire la couleur du fond sur lequel il se trouve. Pratique pour palier la lenteur de ses mouvements et se camoufler à l’approche d’un prédateur.

Si l’envie vous prend d’aller observer ce petit être fragile et gracieux de plus près, rendez-vous au Musée de la Mer Aquarium de Biarritz.

 

Biarritz, ville d’où même la baleine ne se résout pas à mettre les voiles.

Aux alentours du XIème siècle, un petit village de pêcheur nommé Bearriz (qui signifirait « endroit herbeux ») devient l’un des sites portuaires du golfe de Gascogne où la pratique de la pêche à la baleine s’est le plus développé. Aujourd’hui, la ville de Biarritz conserve encore des traces de cet héritage ô combien marquant. Retour sur 4 empreintes laissées par les cétacés dans ce village devenu station balnéaire.

1. Le blason de la ville de Biarritz
Les emblèmes de la ville de Biarritz sont fortement empreints de son identité de l’époque. Son blason se compose de trois encarts accordant, déjà, une grande place à la mer et surtout à la pêche à la baleine. Dans le premier encart à gauche, nous retrouvons des coquilles Saint-Jacques rappelant le chemin de Compostelle mais aussi les bords de plage. A leur droite se trouve une étoile représentant celle qui guide la route des marins en pleine mer. En bas, occupant toute la largeur, est représenté une scène de pêche à la baleine : trois marins rament pendant que deux autres se tiennent prêts à harponner le cétacé. Tous ces éléments sont soutenus par une ancre symbole de l’activité portuaire de Biarritz. La devise de la ville : « Aura sidus mare adjuvant me » signifie « j’ai pour moi les vents, les astres et la mer » résume parfaitement l’idée que l’on se fait en regardant ce blason.

2. Le sceau de la ville de Biarritz (Face n°1)
L’empreinte biarrote destinée à garantir l’authenticité d’un écrit, porte également des traces de la pêche à la baleine. Sur le sceau de la ville, retrouvé sur un traité conclu entre les villes de Biarritz et de Flandres en 1351, nous distinguons 5 pêcheurs dans une barque. Les 3 premiers rament et les 2 autres sont affairés à harponner une baleine.

3. Ancien clocher sur le plateau de l’Atalaye
Si Atalaye signifie promontoire en basque, ce n’est pas par hasard. A l’époque, Il s’agissait du meilleur point de vue de la ville pour les pêcheurs de baleine. Près du Musée de la Mer de Biarritz sur le promontoire du plateau de l’Atalaye, se trouve encore les vestiges de l’emplacement de l’ancienne cloche qui servait à prévenir les pêcheurs de la présence de baleines sur les côtes biarottes. Mais sa fonction ne se résumait pas qu’à cela. Il constituait un excellent poste d’observation de manière générale, et servait aussi à repérer les cas de périls en mer.  

4. Fontaine « les baleinières » sur les allées Beaurivage
Cette fontaine de 1990 conçue par Marcel Bousquet, dispose en son centre d’une sculpture sur laquelle plane encore l’ombre de la baleine. A première vue la stèle représente des hommes en prises avec des sirènes. Pas de traces de baleine donc. Sauf que l’Histoire de cette statue est étroitement liée à celle d’une légende biarrotte survenue après que des pêcheurs de baleine soient rentrés bredouilles. Intéressant… La légende raconte que ces marins biarrots rentrant de la pêche à la baleine découragés, « furent attirés par des sirènes magnifiques blotties dans la grotte naturelle de la roche percée dite roche ronde…C’étaient en fait des créatures du démon.Le capitaine obtint de Dieu que ces pêcheurs ne soient pas précipités dans les flammes éternelles. Ils conserveraient la vie mais seraient transformés en cormorans. Depuis cette époque, une colonie de ces oiseaux vit et vivra sur ce rocher maudit jusqu’à la fin des temps. » Elle est, ici, racontée via des sculptures figurant sur les différentes faces de l’oeuvre.

Pendant de nombreuses années la pêche à la baleine continua à faire la richesse de la ville. Aujourd’hui le passage de village de pêcheurs à station balnéaire doit beaucoup à Eugénie et Napoléon. Au XIXème siècle, leur arrivée changea le sort de la ville à tout jamais : de village de pêcheurs, la ville de Biarritz est progressivement devenue la station balnéaire des rois et des princes de l’époque.

Retrouvez plus de détails sur la pêches à la baleine et la ville de Biarritz en allant faire un tour du côté de la Cité de l’Océan, du Musée de la Mer Aquarium de Biarritz, du Musée Basque et de l’Histoire de Bayonne et de l’Ecomusée Basque.

Crédits photo : – Blason et sceau de la ville de Biarritz : www.biarritz.fr

- Ancien clocher du plateau de l’Atalaye : j.forasté (panoramio.com)

- Fontaine « les baleinières » : petit-patrimoine.com

 

Top 5 des mythes planant autour de la Raie Manta

La Raie Manta (manta signifiant couverture en espagnol) est la plus grande raie au monde. Ses longues ailes, sa silhouette peu commune, et l’impression qu’elle donne de voler sur l’eau, ont inspiré de nombreuses légendes. Retour sur les 5 mythes les plus invraisemblables qui planent autour de cet « oiseau des mers ».

1. La Raie Manta a longtemps été redoutée par les marins. Ces derniers craignaient qu’en sautant hors de l’eau, elle entraîne avec elle leurs bateaux de pêche par le fond.  Alors certes, la Raie Manta est connue pour bondir à 3 mètres de la surface de l’eau, mais si une collision se produit, cela n’a rien d’intentionnel, cet animal marin est réputé pour être pacifique.

2. En Polynésie, certains plongeurs racontent que les Raies Manta aiment se poser au sommet de leur crâne (ce qui est vrai !). Mais ils racontent aussi qu’elles replient leurs ailes autour d’eux pour les empêcher de remonter à la surface. A quoi bon, elles ne mangent que du plancton…

3. Les Raies Manta sont surnommées Diable des Mers en raison des deux cornes qui se trouvent sur l’avant de leurs têtes. Pourtant, ces cornes ne leur servent pas à propager le mal autour d’elles, mais seulement à diriger leur nourriture vers leurs bouches.

4. Une légende raconte que les Raies Manta, messagères de la mer, colportent les histoires des océans à travers le monde. Et que leur vitesse leur permet de parcourir les deux faces du monde en seule journée. Un peu exagéré, car la Raie Manta est loin d’être l’animal marin le plus rapide (il s’agit de l’espadon voilier avec une pointe à 110 km/heure) sa vitesse moyenne avoisinant les 1,2 km par heure.

5. Une croyance d’origine asiatique attribue de multiples bienfaits à la soupe de Raie Manta. Elle est réputée guérir de multiples maux, de la varicelle au cancer. Même si les soit-disant bienfaits de cette soupe n’ont jamais été prouvés par les médecins, elle connaît un véritable succès. Et la pêche de Raies Manta s’intensifie. Une raie ne donnant naissance qu’à une dizaine de petits au cours de sa vie, cette pratique met en péril la survie de l’espèce.

Pour en savoir plus sur cet animal oh combien majestueux, rendez-vous au Musée de la Mer Aquarium et à la Cité de l’Océan de Biarritz.

Crédits photo : Kay Gaensler, Flickr.

Vous avez dit mégalodon ?

Le mégalodon… Un nom sorti des tréfonds du temps et des océans… Le Musée de la Mer Aquarium de Biarritz a le plaisir de présenter une pièce exceptionnelle : la mâchoire (gigantesque, faut-il le préciser ?) d’un ancien requin géant, maître des océans. Présentation.

A l’époque (comprenez il y a longtemps, très longtemps), il eut fallu être un mégalodon pour impressionner un dinosaure. Enfin, encore aurait-il fallu que celui-ci eut su nager sous l’eau… et plutôt profond. Car notre ami le mégalodon était LE géant des mers, celui qui hantait les océans et faisait naître les légendes les plus effrayantes.

Musée de la Mer Aquarium de Biarritz - Machoire de MégalodonAlors heureusement, ce sont les dents et vertèbres fossilisées que l’on a retrouvées par-ci par-là qui nous ont permis de comprendre l’ampleur de la chose : sa taille. Car entre nous, l’envie de croiser l’animal en ferait fuir plus d’un (poisson). Enfin, les dernières nouvelles sont rassurantes, la bête n’aurait pas été croisée depuis environ 14 000 ans. Ca commence à dater. Mais c’est pas plus mal, jugez plutôt : avec une mâchoire comme celle exposée au Musée de la Mer de Biarritz, soit de 2,30 mètres de haut (si, si), le calcul est vite fait. Son (heureux) propriétaire devait au bas mot mesurer dans les 15 mètres de long (si, si) et peser dans les 50 tonnes (ah oui, quand même).

Ah ben oui, un mégalodon c’est pas n’importe qui. C’est quand même le seul animal (autres animaux faites-vous connaître le cas échéant) dont la mâchoire est pourvue de plusieurs rangées de dents, et dont la dent de la rangée suivante vient remplacer la dent tombée (oui, il faut suivre, mais c’est comme ça avec les animaux rares, c’est plus original). Oui, un peu comme nos dents de lait mais en plus impressionnant ! Car je ne vous l’ai pas dit, mais ses dents mesuraient près de 20 cm… et plusieurs exemplaires de dents fossilisées (et inoffensives) sont exposées au musée. Observez-les, fermez les yeux, projetez-vous au fin fond des océans… Ouvrez les yeux, il est là, devant vous, la gueule (grande) ouverte, et il a faim (!).

L’histoire s’arrête là, ou pas d’ailleurs, rendez-vous au Musée de la Mer Aquarium de Biarritz pour la suite des aventures…!

Requins d’ici et d’ailleurs

Comme une envie ce matin de parler requins… Dans le cadre de l’exposition temporaire du même nom au Musée de la Mer Aquarium de Biarritz, présentation de quelques requins d’ici et d’ailleurs (sur fond de musique d’ambiance de type tadadada…).

Requin grisLe requin gris (carcharhinus plumbeus)
Son nom lui vient bien sûr de sa couleur. S’il navigue dans les eaux indo-pacifiques, il migre toutefois en fonction des saisons. On le retrouvera en Mer Rouge, dans l’Océan Indien, dans les Caraïbes notamment. Si sa taille est généralement inférieure à 2 mètres, il peut toutefois atteindre 3 mètres de long et 120 kg ! Certains requins gris vivent jusqu’à 30 ans. A ne pas confondre avec le requin gris de récif dont les nageoires pectorales, ventrales et caudale sont bordées de noir. Le requin gris vit en groupe le jour, et s’isole la nuit. Si ce requin côtier s’approche facilement de l’homme ou d’une embarcation dans les ports, il n’est pas forcément dangereux. Le requin gris est l’un des plus consommés au monde. Il est apprécié pour sa chair, ses ailerons, son huile mais aussi son cuir.

Requin zèbreLe requin zèbre ou léopard (stegostoma fasciatum)
Son allure originale et élégante ne font pas à prime abord penser à un requin. Au début de sa vie sa peau ressemble à s’y méprendre à celle d’un zèbre, avant de rappeler celle d’un léopard, d’où son appellation. La particularité du requin zèbre, c’est de passer une grande partie de son temps posé dans les fonds sableux des récifs coralliens, où il attend la nuit pour partir à la chasse ! Sa technique : aspirer avec force petits poissons, mollusques, crabes et crevettes. Ce beau squale habite dans des endroits abrités des courants de zones tropicales et tempérés chaudes, comme les côtes de l’océan indien, celles d’Afrique ou d’Australie.  Ce squale à la tête arrondie et aux yeux sur les côtés peut atteindre 3,5 mètres de long !

 

Requin marteau halicorneLe requin marteau halicorne (sphyrna lewini)
Il est l’une des 9 espèces de requins marteaux et le Musée de la Mer à Biarritz est le seul aquarium en France à présenter cette espèce, qui nage tranquillement dans le grand bassin. Comme tous les squales de sa famille, il est facilement reconnaissable grâce à sa tête aplatie en forme de marteau avec les yeux sur les côtés, une astuce qui permet au requin marteau de pourchasser plus facilement ses proies. Son champ de vision est ainsi exceptionnel, auquel s’ajoute d’excellentes facultés sensorielles, faisant de lui un redoutable chasseur. Ses mets préférés : thon, raies, crustacés, calmars et pieuvres, avalés dans toutes les mers tropicales et tempérées chaudes du monde. On dit qu’il lui arrive cependant de manger à l’occasion d’autres requins, y compris ceux de son espèce !

 

Requin pèlerinLe requin pèlerin (cetorhinus maxiumus)
Avec une taille pouvant atteindre 12 mètres de long, le requin pèlerin joue dans la cour des grands ! Il est en tout cas considéré comme le second plus grand poisson vivant actuellement sur terre, après le requin baleine. C’est sa gueule gigantesque et distendue qui le rend facilement reconnaissable. Lorsqu’il se nourrit, on croirait qu’il va aspirer tout l’océan ! Son corps massif lui impose de se déplacer lentement et sans agressivité, d’ailleurs son nom anglais « Basking shark » signifie « requin flâneur ». Un géant des mers inoffensif ? Quasiment… Il se nourrit principalement de plancton, d’algues et d’animaux microscopiques. Espèce menacé, il est même considéré comme vulnérable…

+ Histoires à suivre… au Musée de la Mer Aquarium de Biarritz.
+ A ne pas manquer du 27 octobre 2012 au 6 janvier 2013, « Requins d’ici et d’ailleurs », exposition au Musée de la Mer Aquarium de Biarritz.

Haute couture au Musée de la Mer de Biarritz : un défilé de poissons grand luxe

Mercredi 22 août, à 12h, le Musée de la Mer de Biarritz présentait sa collection été Aquarium Indo-Pacifique dans le célèbre bâtiment Art Déco de la Côte Basque. Sous des néons diffusant une ambiance teintée de nuances colorées, les poissons-mannequins défilaient devant les yeux éblouis des visiteurs. Retour sur cet événement médiatique qui a fait des bulles…

Poisson Ange RoyalL’Ange Royal ouvre la nage. La délicatesse du filé bleu de sa robe fait sensation dans les eaux claires de l’aquarium. Ecailles courtes aux nuances mi-or mi-argent, c’est la douceur qui émane de cet ange qui passe. Les origines royales de ce poisson exotique sont rappelées par la touche bleutée tirant vers les violets, comme un haut de forme lui faisant gagner en allure et en raffinement.

 

Anthias à tache carréeAvec sa tache rosée inattendue posée délicatement sur son dos nu, l’Anthias à tache carrée joue la contradiction séduisante des poissons tropicaux de petite taille. On tombe sous le charme de son côté fragile, accentué par la minutie du décor de la surface de sa robe : ici parsemée de pointillés multicolores, là relevée d’un minuscule (mais néanmoins esthétique) trait de crayon, signature de l’auteur.

 

Poisson Ange Empereur JuvénileAnge Empereur Juvénile… Faut-il se laisser influencer par son appellation ou imaginer soi-même le nom idéal pour ce petit être dentelé ? Le bleu noir profond de ce poisson des bas fonds se présente à nous sous ses plus beaux atours : un costume aux influences orientales, entre fresques, arabesques et moucharabiehs. Les spectateurs sont émerveillés.

 

Poisson scorpionLa star du défilé. Le poisson scorpion ou la féérie d’un être volant, conquit par sa grâce un public qui n’a de cesse d’en redemander . Paradant au plus près des baies vitrées, la griffe minutieuse de sa longue robe d’été semble lui donner des ailes pour atteindre le sommet de sa notoriété. Un brin d’extravagance, beaucoup d’élégance. Ce n’est peut être que maintenant que le show commence vraiment.

 

Idole des MauresL’idole des Maures est aussi celui des spectateurs. Fin, gracieux, délicat, son look très habillé séduit par son côté costume de soirée. Un poisson qui joue la carte de la séduction, dont la pudeur et la classe sont revendiquées par la finition de sa robe, perçante, presque nonchalante, juste association de couleurs naturellement raffinées. Une beauté… à tomber.

 

Pterapogon kauderniLes spectateurs se sont laissés conquérir par le look atypique de ce cardinal des récifs coralliens. Variations de formes et de couleurs étaient au rendez-vous, avec un costume sur mesure reflétant un charme sévère, mais puissant. La robe aux taches translucides a ébloui par son éclat teinté d’austérité. Même les autres poissons sont restés médusés.

 

Sans conteste, la nouvelle collection été du Musée de la Mer a bluffé. Opulente, sans précédent, chacun est reparti émerveillé.

Coco Chanel

Découvrez vous aussi les beautés de l’aquarium Indo-Pacifique au Musée de la Mer Aquarium de Biarritz… et racontez-nous comment vous avez trouvé leur défilé !

Les Journées du patrimoine au Pays Basque

Invitation à la découverte et à la curiosité, la 29ème édition des Journées du Patrimoine les 15 et 16 septembre prochains, se déclinera sous le thème des « Patrimoines cachés ». Comme partout en France, les Journées du patrimoine en Pays Basque sont l’occasion d’offrir l’accès à la culture à tous, mais également de permettre aux locaux de redécouvrir leur territoire. Sites et Musées en Pays Basque vous ouvrent leurs portes.

Hildegarde von bingenChâteau d’Urtubie à Urrugne
A l’occasion des Journées du Patrimoine, le Château d’Urtubie ouvrira ses portes pour une visite guidée spéciale à tarif réduit. La visite du château se fera alors en deux parties :
>> La visite du parc avec sa chapelle du 17ème, sa salle de bain du 19ème et son orangerie du 18ème où se tient une exposition sur « Les Plantes qui soignent » d’après l’œuvre de Hildegarde de Bingen, abbesse allemande vivant au XIIème siècle.
>> La visite des remparts avec l’explication de l’architecture du château et de son histoire, suivie de la visite intérieure des 4 salons.
Durée : 1 heure environ
Tarif réduit pour les adultes : 5€ au lieu de 6,50€
Gratuit pour les enfants de moins de 16 ans.
Horaires des visites : de 10h30 à 12h30 et de 14h à 18h30.
+ Renseignements auprès du Château d’Urtubie.

Coupole de l'église de l'Hopital Saint-BlaiseEglise de l’Hôpital Saint-Blaise
Bien trop souvent, l’accès au patrimoine se fait au niveau du sol, et à cette occasion, l’église de l’Hôpital Saint-Blaise vous invite à gagner en altitude pour découvrir un élément de son architecture rarement accessible: son clocher.

Les visites auront lieu toutes les heures de 10h à 18h (départ de la dernière visite) et commenceront par un voyage dans le temps avec un Spectacle « Son et Lumière » à l’intérieur de l’église. La découverte se poursuivra par la visite du clocher suivie d’une visite guidée extérieure pour observer l’architecture atypique du monument. Pour finir, ceux qui le souhaitent pourront partir en balade le long du sentier aménagé aux abords de l’église et flâner le long du ruisseau Le Lausset, jusqu’à l’ancien moulin à eau du XVIIè siècle.
Tarifs : 4€ pour les adultes et 2€ pour les enfants
+ Renseignements et inscriptions auprès de l’Eglise de l’Hôpital Saint-Blaise ou au 05 59 66 07 21.

Portrait projeté sur la façade du Musée Bonnat-Helleu - Nuit des Musées 2012Musée Bonnat-Helleu, Musée des Beaux-Arts de Bayonne
Visites au sein de l’hôtel de ville de Bayonne, place de la liberté, entrée gratuite.
« Quand l’hôtel de ville était un musée: à la redécouverte d’oeuvres oubliées ».
Visite commentée, par l’équipe scientifique du musée, des tableaux présents dans les salons de l’hôtel de ville.
Samedi 15 septembre à 11h et dimanche 16 septembre à 15h et 16h30.
Présentation de photographies sur la façade du musée (Musée fermé mais musée en action ! gestes et activités en images)
+ Renseignements auprès du Musée Bonnat, Musée des Beaux-Arts de Bayonne.

Portrait d'Edmond RostandVilla Arnaga à Cambo-les-Bains
Dans le cadre des Journées du Patrimoine, la Villa Arnaga organise des ateliers pour les enfants sur la thématique du jardin. Les ateliers sont destinés à appréhender de façon ludique le monde végétal. Maquillage, repérage des essences d’arbres, visite des 5 sens, faire un herbier, teindre avec les plantes, cuisson nature, imaginer son jardin, cabanes. Tout un programme !

Gratuit pour les jardins et les ateliers. 4€ pour la Villa (gratuit – de 12 ans)
Samedi et dimanche de 9h30 à 18h.
+ Renseignements auprès de la Villa Arnaga.

Soldat à la prison des EvequesJournées du Patrimoine à Saint-Jean-Pied-de-Port
A l’occasion des Journées du Patrimoine, la municipalité de Saint-Jean-Pied-de-Port vous invite à découvrir l’Histoire et le Patrimoine culturel de la cité médiévale.

Arpentant les rues pavées du cœur historique, les maisons aux façades décorées de linteaux sculptés dans le grès rose de l’Arradoy s’offriront à votre regard. Vous pourrez suivre les pas des soldats de la garnison militaire en empruntant le chemin de ronde menant de la porte de Navarre à la porte Saint-Jacques et continuer votre balade sur les hauteurs jusqu’à la Citadelle.

Des visites commentées gratuites vous seront proposées durant tout ce week-end, placé sous le signe de la Culture, vous permettant de découvrir la cité fortifiée et la Citadelle de Saint-Jean-Pied-de-Port.
>> Visite commentée de la Citadelle, le samedi 15 et dimanche 16 septembre à 10h00 et à 16h00
>> Gratuité de l’entrée à la Prison des Evêques, le samedi 15 et dimanche 16 septembre
>> Samedi 15 septembre à 18h30 à la mairie de Saint-Jean-Pied-de-Port, conférence de >> Antton Curutcharry « 1512-1522 : 10 années pour conquérir la Navarre »
>> Samedi 15 septembre à 20h30 à l’église Notre-Dame, concert gratuit de chants basques avec l’otxote Lurra.
>> Gratuité du Petit Train Touristique, samedi et dimanche

+ Renseignements auprès de la Prison des Evêques.

Un calmar géant au bathyscaphe de la Cité de l'OcéanCité de l’océan à Biarritz
A 11h30 et 15h (les 2 jours) : conférence sur le Gouf de Capbreton par Antoine Deshoulliers (animateur scientifique)
Cette conférence s’appuiera sur deux univers de la Cité de l’océan (le bathyscaphe et la radiographie du Gouf de Capbreton) et sera incluse dans le tarif de l’entrée (tarifs habituels).

+ Renseignements auprès de la Cité de l’Océan.

 

Poisson scorpionMusée de la Mer Aquarium de Biarritz
A l’occasion des journées du patrimoine, le Musée distribuera à l’entrée un feuillet retraçant l’histoire du bâtiment et la conversation des choses d’époque (Architecture Art-Déco, fresque Sauvage, fontaine Cazaux…). Le feuillet est distribué pour tout achat d’entrée (tarifs habituels).

+ Renseignements auprès du Musée de la Mer.

 

Pommeaux de makilas au Musée Basque et de l'Histoire de BayonneMusée Basque et de l’Histoire de Bayonne
Pour ces Journées Européennes du Patrimoine, les amis du Musée Basque partageront avec vous leurs petits secrets…
Samedi 15 et Dimanche 16 septembre à 10h30, 11h30, 14h30 et 15h30. Les visiteurs découvriront, entre autres, une sélection d’objets tirés des réserves du musée présentés par les membres de la SAMB et par l’équipe du musée.

+ Renseignements auprès du Musée Basque et de l’Histoire de Bayonne.

Pelotari à l'écomusée basque Jean VierEcomusée Basque à Saint-Jean-de-Luz
Si vous êtes de passage à Saint-Jean-de-Luz, profitez des Journées du Patrimoine pour bénéficier de rabais à l’Ecomusée Basque Jean Vier.
Tarif adulte : 6€ au lieu de 7,50€.
Tarif enfant : 3,20€.

+ Renseignements auprès de l’Ecomusée Basque.

Portrait de star : moi la pieuvre, intelligente et gracieuse

Appelez-moi Octopus, je suis la pieuvre aux huit bras, emblème du Musée de la Mer de Biarrritz (parce que je le vaux bien).

On m’appelle aussi le poulpe, et je suis bien connu des plongeurs du littoral basque, que j’aime taquiner en venant les défier. J’aime me cacher dans les rochers aussi, la côte basque est un vrai terrain de jeu pour moi !

La pieuvre du Musée de la Mer de Biarritz

La pieuvre du Musée de la Mer de Biarritz

Mais attention, si j’aime m’approcher des humains, je suis plutôt un solitaire. Je nesupporte pas mes congénères. Chacun dans son coin, l’océan est assez grand pour tous ! De toute façon, si l’on m’approche, je fuis en laissant un souvenir au vilain curieux : un magnifique jet d’encre !

Ben oui, chuis comme ça, moi. Cela ne m’empêche pas d’être gracieuse avec mes huits bras et mes belles ventouses (si, si). Ah, je suis intelligente aussi. Dernièrement, des chercheurs qui enquêtaient sur moi m’ont fait faire un test qui les a bluffés ! J’ai réussi à ouvrir plusieurs fois un bocal renfermant un crabe, de plus en plus vite ! (J’avais compris le truc au bout d’un moment).

L’homme n’avait-il pas encore compris que je m’adapte à toutes les situations ?

Comment ? Vous voulez me rencontrer pour en avoir le coeur net ? Rendez-vous au Musée de la Mer Aquarium de Biarritz.  A l’accueil, demandez la pieuvre. A bientôt !