Belharra la vague basque, reine océane

Tous les ans, entre automne et hiver et pour le plus grand plaisir des pros de la glisse d’ici et d’ailleurs, Belharra se réveille. Pour la dixième année, Belharra est surfée, et nouveauté cette année, par des pros du stand up paddle, le sport tendance ces derniers étés.

Photo WikiocéanChaque année la vague géante séduit les surfeurs amateurs de sensations fortes ; car, quand on y a goûté, on ne peut plus s’en passer… Mais l’attente est longue, car Belharra sait se faire désirer, et il lui arrive de ne jamais se former. Toutes les conditions doivent être réunies pour que la belle déferle, et les connaisseurs ne s’y trompent pas ; le nez rivé sur la hauteur de la houle, sur les coefficients de marées, sur la vitesse des vents, ils enquêtent, scrutent, guettent… d’abord les calendriers, ensuite les prévisions météo, enfin l’horizon.

La clé de voûte de la vague basque, c’est son rocher, le fameux Belharra Perdun. Cet éperon sous-marin prisé par temps calme pour la plongée, est situé au large de Socoa, et plus précisément à 2,5 km au nord-ouest de la Baie de Saint-Jean-de-Luz. Il est l’heureux responsable de la formation de la vague,  qui porte son nom. Si la houle est suffisante, la configuration du rocher engendre une vague d’une grande violence, immense, majestueuse, effrayante, un mur d’eau, mais aussi de sensations ; et pourtant, avant la construction de la digue, elle engloutissait quelquefois les navires amarrés à Socoa. C’est dire le « raz-de-marée » qu’elle est capable de provoquer.

Pour l’observer en toute tranquillité, les curieux aiment à se poster sur le domaine du Château d’Abbadia à Hendaye, spot idéal pour scruter l’horizon depuis les hauteurs de la côte.

Les arbres remarquables du jardin d’Arnaga

Le 8 octobre dernier, Arnaga s’est vu décerner le label « Arbres remarquables de France ». Une distinction qui récompense l’important travail réalisé par la ville de Cambo-les-Bains en faveur de ses arbres vénérables.

Agé de plus de cent ans, le parc de la Villa Arnaga fait l’objet d’un véritable lifting, et ce dans le cadre d’une programmation de trois ans soutenue par de nombreux partenaires (DRAC, Conseil Régional d’Aquitaine, Conseil Général des Pyrénées-Atlantiques). Retour sur quelques-unes des aventures de ce parc dont on n’est pas peu fiers au Pays Basque.

Les arbres du domaine ont d’abord été expertisés. Un forestier a analysé l’état sanitaire de 500 arbres dans le domaine. Chacun d’entre eux est maintenant fiché : numéro d’identification, fiche d’identité, relevé photographique et analyse de son état de santé. L’anonymat, c’est terminé !

A la suite de cette expertise, il a été décidé de créer un secteur sauvegardé pour les vieux têtards du jardin à l’anglaise (les têtards, pas les tétards !). Risquant à tout moment de tomber (c’est qu’ils sont vieux maintenant), on a choisi de les laisser finir leur vie paisiblement… ce qui ne les empêche pas de se faire chouchouter : allègement des parties hautes, et apport de copeaux de bois et de compost pour des repas plus équilibrés.  Protégés dans une zone délimitée et sécurisée, les vieux arbres pourront encore faire l’admiration du public pendant quelques décennies, en toute sécurité.

Trognes de 200 ans arbres ArnagaRevenons-en à nos têtards. Pour l’explication, un têtard est un arbre auquel on a coupé la tête (et oui) afin de faire pousser des branches. Ces branches sont elles-mêmes régulièrement coupées à hauteur d’échelle provoquant la pousse de rejets. Avec le temps, ces arbres prennent des formes torturées étonnantes : les trognes. Le bois récolté des Trognes servait pour le feu du boulanger, la charbonnette, mais la taille permettait également de récolter des glands. Stressé par cette coupe, l’arbre produit par la suite de bonnes glandées (si, si) pour la nourriture des animaux. Taillés en têtards jusqu’au temps d’Edmond Rostand, ils ont ensuite été laissés tels quels. Depuis 1925, de grandes branches se sont alors développées, créant des silhouettes uniques en leur genre, sortes d’immenses candélabres aux formes torturées.

La parc d’Arnaga propose un autre spectacle assez étrange : des lauriers poussant dans des chênes ou des tilleuls encore vivaces. A l’intersection des grandes charpentières se sont creusées des cavités remplies d’humus. Les oiseaux y ont semé des graines et des lauriers y ont trouvé résidence. Bien sûr, la cohabitation est pacifique. L’arbre porteur quant à lui n’est pas affaibli, bien au contraire puisque la plaie n’est plus béante et l’humidité n’y pénètre pas. Une petite coupe régulière maintient le parasite à une dimension raisonnable !

+ Découvrir la Villa Arnaga et son parc.

 

Fête de la Corniche 2012

Voilà déjà 7 ans que la Corniche basque et le Château Abbadia accueillent le public pour la Fête de la Corniche. Dimanche 23 septembre sera placé sous le signe de la nature, de l’art, de l’environnement, des jeux et des rencontres. La route du littoral le long de la Corniche étant fermé pour l’occasion, les promeneurs sont invités à profiter de la nature à l’état pur, loin des pots d’échappement ! Musique, danse, balades en calèche ou en poneys, VTT, petit train, pique-nique géant… La corniche laisse place à la fête !

Fête de la CornicheProgramme de la Fête de la Corniche 2012 :
Les animations sont réparties en fonction de sites et points d’accueil tout au long de la Corniche et du Domaine Abbadia. Toutes les animations sont ouvertes à tout type de public, petits et grands.
Venez nombreux !

 

Du côté de la Maison de la Lande Larretxea (mais d’accueil du Domaine Abbadia) – Point N°1 :
- Exposition « Le Flysh de la côte basque » de 10h à 18h
- Projection d’un reportage France 3 « Grandeur nature : le Domaine Abbadia », de 10h à 18h.
- « Duo Baptiste Daleman » : chanson française, de 11h30 à 16h.

Du côté de Larrextaberri – Point n°2
- Atelier scientifique « Quand parlent les falaises… », à 11h30 et 16h.
- « Bons baisers de la Corniche » : atelier créatif en art postal, de 10h à 13h et de 14h à 18h

Du côté de la Ferme Nekatoenea – Point n°3
- EXposition de céramiques d’Eliane Monnin, de 10h à 13h et de 14h30 à 18h
- « Jeux d’antan » : animation avec des jeux en bois, de 10h à 18h
- Duo musique du monde » : chant malgache, à 11h, 15h30 et 17h

Du côté de Oihanttiki – Point n°4
- « Arbrassons », sculptures sonores de José Le Piez, de 10h à 18h.
- « Incertains-Concert » : musique-danse-sculpture sonore, par la Compagnie Syrtes, à 12h, 15h et 17h30

Du côté du Château Abbadia – Point n°5
- « Astronomo » : L’Astronome, sculpture de Blaise Guirao, de 10h à 18h.
- « Astronomie et Sciences » : expressions du public et restitution théâtralisée par la Compgnie « Les Cous Lisses », de 16h à 16h30
- « Calligraphie » : atelier ludo-créatif, de 10h à 18h
- « Euskal dantzak »:  danses basques par Mutxiko elkartea, pendant le pique-nique
- « Le zodiaque, pourquoi ? » : atelier scientifique, de 10h à 18h
- « Pourquoi les saisons ? » : atelier scientique, de 10h à 18h
- « Pourquoi la mer monte et descend ? » : atelier scientifique, de 10h à 18h
- « Y a t-il d’autres soleils dans l’univers ? » : atelier scientifique, de 10h à 18h
- « Les petites boites » : atelier scientifique pour les 3-6 ans, de 10h à 18h
- « La biodiversité dans tous ses états » : atelier scientifique à partir de 7 ans, de 10h à 18h
- « Jazz Flamenco Trio »: groupe musical de Ray Layzelle, à 11h, 14h30 et 16h45.

Du côté d’Asporotsttipi – Point n°6
- « Mais où sont les Txinbadiens ? » : atelier environnemental sur la géographie transfrontalière, de 10h à 13h et de 14h à 18h
- « Déchets aquatiques » : atelier environnemental par Surfrider Foundation, de 10h à 18h
- « Qualité de l’eau » : atelier environnemental par Surfrider Founndation, de 10h à 18h
- « Bouteilles, flacons, bidons : pas de discrimination » : cubes de déchets plastiques, animation par Bil Ta garbi, de 10h à 18h

Du côté des falaises d’Asporotsttipi – Point n°7
-   »Biodiversité marine : CopOeRa » : atelier ludo-environnemental : oeufs de raies, de 10h à 13h et de 14h à 18h
- « Transport maritime » : atelier environnemental par Surfrider Foundation, de 10h à 18h

Du côté d’Haizabia – Point n°8
- « Biodiversité marine microscopique et de l’estran » : atelier environnemental de 10h à 18h
- « Solo Gilles Belondrade » : à 11h, 14h30 et 17h
- « Ateliers cirque et maquillage », de 10h à 18h

Du côté des bois des pins – Point n° 9
- « Jeu de l’oie géant » : atelier ludo-environnemental de 10h à 13h et de 14h à 18h
- « Entre terre et mer, sauvegarde de la faune sauvage » : conseils et observation, de 10h à 18h

Du côté de Kauterekoborda – Point n°10
- « Artzain » : Le Berger, sculpture de Blaise Guirao, de 10h à 18h
- « Agriculture et élevage » : expressions du public et restitution théâtralisée par la Compagnie « Les Cous Lisses », de 14h30 à 15h
- « Txalaparta » : atelier musical, de 11h à 18h

Du côté du parking des viviers – Point n°11
- « La flore de la lande littorale » : visite guidée, de 10h à 18h
- « Biltzailea » : Le Pêcheur de poulpes, sculpture de Blaise Guirao, de 10h à 18h
- « Cueillette et biodiversité marine » : expressions du public et restitution théâtralisée par la Compagnie « Les Cous Lisses », de 11h à 11h30
- « Baleantzi » : le Chasseur de baleines, sculpture de Blaise Guirao, de 10h à 18h
- « Chasse à la baleine » : Exposition, de 10h à 18h
- « Peinture pour un géant » : performance du plasticien Bruno Aguerre et percussions de Nagy, de 12h30 à 13h puis par touches successives.

Du côté de la crique des viviers – Point n°12
- « Observatoire local de la biodiversité » : atelier ludo-environnemental sur les batraciens, de 10h à 13h et de 14h à 18h

Du côté des champs des viviers – Point n° 13 
- « Surflari » : Le Surfeur, sculpture de Blaise Guirao, de 10h à 18h
- « Patrimoine et vagues » :  expressions du public et restitution théâtralisée par la Compagnie « Les Cous Lisses », de 11h à 11h30
- « Artificialisation du littoral et Patrimoine et Vagues » : atelier environnemental par Surfrider Foundation, de 10h à 18h
- « Kortsario », le Corsaire, sculpture de Blaise Guirao, de 10h à 18h
- « Jetons moins, trions plus » : exposition et jeux environnementaux par Bil Ta Garbi, de 10h à 18h
- « Echo-gestes » : sensibilisation à l’environnement marin, de 10h à 13h et de 14h à 18h
- « Un papier, des formes » : animation par Izumi Boisseau, de 10h à 18h
- « Présentation du patrimoine fruitier ancien », de 10h à 18h
- « Otsailan » : chant choral par Otsailan, juste avant le pique-nique
- « PSID : pompiers solidaires » : Buvette, pendant le pique-nique
- « Poneys » : animation par les Etriers d’Aquitaine, de 10h à 13h et de 14h30 à 18h
- « Slow food » : dégustation de produits locaux, de 10h à 18h

Du côté du blockhaus – Point n°14
- « Vélodyssée », de 10h à 18h
- « Electric Experience », de 10h à 18h

Du côté de la route – Point n°15
- « A pas de géants » : rencontres contées.

Et enfin, en mer…
« Brokoa », animation navale par Itsas Begia. Horaires et durée selon l’état de la mer et les conditions météo.

Plan de la fete de la corniche

A noter également : samedi 22 septembre, intervention de Claude Labat sur la mythologie basque à 20h15 (Salle des Récollets à Ciboure) et diffusion de films à 20h30.

 

Kakuetta, l’Amazonie du Pays Basque

Vous cherchiez une balade originale à faire avec les enfants, vous avez trouvé ! Aux confins de la Soule, province la plus à l’est du Pays Basque, les Gorges de Kakuetta enchantent petits grands.

Cascade de KakuetaLes Gorges de Kakuetta, on ne s’en lasse pas ! Pénétrer dans cette faille gigantesque creusée dans la montagne, se prendre pour un explorateur, s’immerger en pleine nature, on aime ! Et puis la légende raconte quand même que cette surprenante entaille aurait été faite par l’épée de Roland, neveu de Charlemagne, alors, on prend tout ça au sérieux.

 

Aux Gorges de Kakuetta, vous aimerez :
+ Sillonner le fond mystérieux de la gorge sur des sentiers et passerelles aménagés (l’aventure sans risques, c’est mieux !)
+ Observer les rapaces qui survolent la gorge, juste au-dessus des visiteurs (enfin assez haut quand même)
+ Marcher sur les pas des premiers explorateurs qui ont découvert les gorges en 1906 (ah ça c’est pas rien quand même)
+ Écouter le clapotis (bruit…) de la rivière Uhaitza, qui ne vous quitte jamais (à moins que ce ne soit le contraire…)
+ Observer les jeux d’ombres et de lumière sur la végétation luxuriante (n’essayez pas de reproduire la même chose dans votre jardin)
+ Pénétrer dans les entrailles de la Terre, tout en restant sur terre !
+ Surprendre la cascade chutant d’une vingtaine de mètres au bout du canyon (enfin du coup ce n’est plus une surprise, mais c’est beau quand même)
+ Épater vos amis en racontant cette formidable épopée que vous aurez vécu en Amazonie basque, seul sans assistance, et avec les enfants !

Les Gorges de Kakuetta, on aime ! Racontez-nous vos aventures en revenant !

En savoir plus :
+ Découvrir les Gorges de Kakuetta.

 

 

Mythique montagne de la Rhune

Premier contrefort des Pyrénées, on la contemple depuis l’océan, on y grimpe à pied ou en petit train. Découverte de la Rhune, incontournable au Pays Basque !

Il y a très très longtemps, La Rhune était recouverte de forêts
Des forêts de hêtres, comme dans de nombreux endroits au Pays Basque, mais de chênes également. On parle d’il y a 8 à 10 000 ans… Aujourd’hui, elles ont disparu ! Le climat océanique chargé d’humidité a eu raison des forêts et de leur sous-bois. Autrefois tapissés de mousse et parsemé de lichens, le sous-bois abritait des espèces appréciant la fraîcheur telles que la salamandre tachetée ou l’armillaire couleur de miel.

Larrun vient de « larre », qui veut dire « lande »
Suite de l’histoire… Les hommes (et oui, il faut bien qu’ils arrivent à un moment dans l’histoire) ont modifié le paysage originel de la Rhune. Ils y ont planté des boisements artificiels de pins, de mélèze et de cyprès. Partout ailleurs, c’est la lande, propice au pâturage, qui s’est installée. Cette dernière doit son existence à l’association de l’homme, du feu et de la brebis. Depuis des milliers d’années, pour faire reculer la forêt et entretenir les pâturages, les éleveurs incendient les pentes du massif à la fin de l’hiver. C’est l’écobuage, qui peut impressionner lorsqu’on se balade au printemps aux abords des montagnes basques.

Mais que reste-t-il alors ?
Des fougères, de la bruyère, des ajoncs et des graminées… la végétation typique de la lande, qui s’accomode d’un sol pauvre et érodé, issu de la déforestation. La lande a remplacé les arbres et pris le pas sur les anciennes forêts. Et comme on peut s’en douter, les brebis se chargent de maintenir cette végétation basse, où se cachent le tarier pâtre et la fauvette pitchou.

 

 

Des dolmens et des cromlechs constellent la Rhune !
Et oui, peu de gens le savent. Les éleveurs habitants du site érigeaient autrefois ces monuments de pierre pour pratiquer leurs enterrements. Avec ses 24 dolmens, le massif de la Rhune est le plus riche de tout le pays basque ! Le cromlech est plus récent (-2000 à 0 av. J.C.). On trouve encore sur la Rhune 11 de ces anciens cercles de pierre destinés à déposer des restes d’incinération.

Revenons un peu à nos moutons… 
Oui, enfin à nos brebis plutôt. Sur la montagne de la Rhune, le pastoralisme est roi, tant sur le plan économique que culturel. Tout le monde connaît le fameux fromage labellisé Ossau-Iraty, qui fait vivre nombre d’agriculteurs locaux. Sur la montagne, les troupeaux de brebis manex côtoient de petits groupes de pottoks. Vous en apercevrez partout sur la Rhune. Descendant peut-être du cheval de Przewalski, cette race de poneys rustiques paisse en semi-liberté sur les pentes de la Rhune.

Les « faceries », des farces de bergers ?
Non, pas tout à fait. Il s’agit plutôt d’accords ancestraux qui perdurent encore entre les bergers des deux cotés de la frontière, destinés à partager les sources et les estives de la montagne. Le saviez-vous ?

La Rhune propice à l’imagination et aux légendes
Comme partout au Pays Basque ! On est presque sûr que les rochers de la Rhune reçoivent encore la visite de la déesse Mari. Celle-ci aurait un pouvoir permettant de commander des tempêtes et les forces de la nature. Au sommet de la Rhune, laissez-vous un instant bercer par le vent et laissez libre cours à votre imagination… Vous entendrez à coup sûr Heren Suge, le serpent qui traverse les airs dans un tourbillon incandescent pour se jeter dans l’océan en rasant les crêtes du massif (brrrr). Et puis si l’envie vous prend de visiter la Rhune de nuit, surveillez chaque bosquet, derrière l’un d’entre eux se cache souvent un laminak, petit être bienfaisant adepte des virées nocturnes au Pays Basque !

Cet article vous a plu ? Envoyez-nous vos commentaires !
+ Pour visiter la montagne de la Rhune, empruntez le petit train.
+ Pour voir des dolmens et des cromlechs en marchant, promenez-vous sur le massif de la Rhune.
+ Pour voir des dolmens et des cromlechs sans vous fatiguer, visitez le musée archéologique des Grottes de Sare
+ Pour en savoir plus sur les légendes et la mythologie basque, visitez les grottes de Sare, la maison Ortillopitz, l’Ecomusée Basque ou le Musée Basque et de l’Histoire de Bayonne.