Le pottok, petit cheval basque

Petit, mais mignon ! C’est comme cela qu’on a envie de définir le pottok, ce petit cheval semi-sauvage que l’on croise partout dans les montagnes du Pays Basque. Mais qui est-il vraiment ? Faisons connaissance…

Petit cheval ressemblant à un pottok aux grottes d'Istuitz et OxocelhayaLe pottok (s’écrit aussi pottock) a une origine très ancienne. Il possèderait des similitudes morphologiques avec les chevaux peints sur les parois de grottes retrouvées au Pays Basque  (grottes d’Ekain mais aussi d’Isturitz et Oxocelhaya). Tandis que certains chercheurs lui attribuent des origines dans le Sud-Ouest de l’Europe datant de plus d’un million d’années, d’autres lui garantissent des liens de parenté évidents avec le cheval mongol de Przewalski. Mystère…

Avec sa robe noire, bai ou alezane, le pottok vit le plus souvent en montagne à l’état sauvage, en semi-liberté. Vous le croiserez facilement lors de vos balades et randonnées dans les provinces du Labourd, sur les pentes de la Rhune par exemple.

Pottoks au Pays BasqueAvec son petit gabarit, il est plutôt attachant. En montagne, il ne dépasserait pas les 1,32 mètres, ce qui en fait plus un poney qu’un cheval, bien que pottok veuille dire « petit cheval » en basque. Doté d’une grande rusticité et d’une endurance à toute épreuve, il monte et descend les montagnes basques tout au long de l’année en s’adaptant parfaitement à son environnement.

Mais le pottok n’a pas toujours été en liberté dans les montagnes. Son gabarit a incité autrefois les paysans à l’utiliser pour les aider dans leurs travaux d’agriculture, avant d’être envoyés dans les mines de charbon au 19ème siècle et même dans les cirques ! Heureusement aujourd’hui les pottoks ont retrouvé une fonction plus saine : entretenir naturellement la montagne en jetant, quand le temps le permet, un coup d’œil sur la mer…

+ Pour croiser des pottoks, vous pouvez vous rendre sur la montagne de la Rhune, ou faire une randonnée du côté des monts Ursuya, Baigura, Artzamendi, Mondarrain… et dans bien d’autres coins !

 

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