L’Hippocampe n’aime pas faire les choses comme tout le monde…

L’hippocampe est l’un des poissons les plus fascinants des océans tempérés et tropicaux du monde. Le corps de ce petit être étonnant forme un patchwork de nombreux animaux existants : il possède une tête et un cou semblable à ceux d’un cheval, un corps protégé par une « cuirasse » solide comme celle des insectes, une queue préhensile aussi agile que celle d’un singe, des yeux flexibles et orientables comme ceux du caméléon et une poche ventrale comme celle de la femelle kangourou. Ce petit être-qui semble avoir pris le meilleur de toutes les espèces existantes-n’aime pourtant pas faire les choses comme tout le monde. Retour sur 6 des particularités de l’animal qui le rendent si étrange.

1. « Les empreintes digitales » de l’hippocampe se situent sur sa tête
Des tubercules pointus se trouvent sur le sommet de son crâne et forment une petite couronne. Propre à chaque hippocampe, cette couronne permet de repérer et d’identifier facilement chaque animal.

2. Sa nage est verticale et l’épuise rapidement
L’hippocampe se sert de sa nageoire dorsale pour nager. Cette nage lente et verticale est une des faiblesses du petit animal,et il le sait ! Il ne l’utilise qu’en cas d’absence de support sur lequel s’accrocher pour progresser.

3. Il vit le plus souvent attaché par la queue à une algue ou une feuille
Ce petit être est souvent à la recherche d’un point d’ancrage : il utilise son « menton » comme point d’appui à la recherche d’un lieu où se fixer. Une fois qu’il l’a trouvé, sa queue-qui peut s’enrouler et se dérouler à volonté-lui sert à s’accrocher et se décrocher de tout ce qui peut ressembler à un support aquatique.

4. C’est le mâle qui porte les œufs
A la fin de l’acte de reproduction, le couple d’hippocampe remonte vers la surface ventre contre ventre. C’est ce moment que la femelle choisit pour transférer ses œufs dans la poche marsupiale du mâle. Elle peut en contenir jusqu’à 200 immédiatement fécondés. Leur père les soigne pendant 2 à 3 semaines, et lorsque les petits sont prêts à naître, il se contorsionne pour les expulser.

5. L’entraide prime
Pour s’aider à progresser dans cet océan sans pitié, les hippocampes s’organisent parfois en nœuds : ils se servent du corps de leur congénères comme appui, et entremêlent leurs têtes et leurs queues. Ce système leur permet d’arriver plus rapidement à destination.

6. Il enfile sa tenue de camouflage pour échapper aux prédateurs 
Comme le caméléon, il peut reproduire la couleur du fond sur lequel il se trouve. Pratique pour palier la lenteur de ses mouvements et se camoufler à l’approche d’un prédateur.

Si l’envie vous prend d’aller observer ce petit être fragile et gracieux de plus près, rendez-vous au Musée de la Mer Aquarium de Biarritz.

 

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